Ma moi seule

Je t'attends au coin de l'aube
Dans le détour du rêve
Sur la condensation de notre espoir
Nuages flous
Pour te partager mes solitudes
Pour te graver dans ma mémoire
Pour que notre pensée ne soit qu'une
Laisse-moi partager ta chaleur et détruis-moi avec grâce
Comme seules les plus douces ont cet art en excellence
Portes-moi la collision de ton corps céleste
Et laisse-moi agoniser en silence sur ton souvenir
De peur que je n'y prenne habitude
Et que je ne me surprenne l'esprit las
À me sentir lourd de cette noirceur qui est mienne

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# Posté le mardi 06 novembre 2007 21:45

C'est grave

Dans un crépitement d'étrangeté
Je me projette du haut de ma singularité
Mur de l'amère incompréhension
Me trouvant seul dans ce noir éclairé
Comme un pianiste après l'effort
Comme un artiste fatigué
D'avoir tant poursuivi sa passion
Je me sens vide et mort
D'avoir tant cherché en vain
D'avoir tant craint ma propre fin

Dans un craquement de bizarrerie
Je me propulse du haut de ma fantaisie
Rempart de l'acerbe inaptitude
Me voyant isolé dans ce noir cultivé
Comme un pianiste après la précaution
Comme un artiste épuisé
D'avoir tant pourchassé son ardeur
Je me sens sec et trépassé
D'avoir tant travaillé en vain
D'avoir tant appréhendé ma propre limite

Dans un bourdonnement de monstruosité
Je circule de la cime de la folie
Bastion de l'acide impossibilité
Me voyant perdu dans ce noir thérapeute
Comme un pianiste après la prudence
Comme un artiste écrasé
D'avoir tant traqué son amour
Je me sens aride et tombeau
D'avoir tant fait en vain
D'avoir tant appréhendé mon propre horizon

Dans une mer de maladie
Je m'étale de la lame de ma nébuleuse
Forteresse corrosive de négation absolue
Me trouvant désemparé dans la noirceur mondaine
Comme un pianiste après la tempête
Comme un artiste massacré
D'avoir tant désiré la beauté
Je me sens désert et sépulcre
De n'avoir point résisté
D'être tombé de ma peur finie

De m'être éclaté sur le sol
Et d'avoir un peu sali la route
C'est grave

# Posté le mardi 06 novembre 2007 21:39

Élise... j'aime bien

Ma version préférée de Fur Elise.

# Posté le mardi 06 novembre 2007 21:12

Ce que j'écris en ce moment

Je m'absurde par ma viscérale
Mache-toi d'arrêt stop je n'en rage
Beaucoup, mon odeur étrange d'aile
Volée, oui moi aussi, laisse carnivore

Marche, marche vers ta mort
Cours cours de destruction
Je me répands dans le piège du mondial
De plus en plus marché de gouffre
Vide d'espace libéré, libellé
Doctorat, mémoire d'un mort décomposé

Je te laisse sur la sentinelle
Sentiment de mon alumette allumeuse
Semelle d'étoile sellé et souillure sale
Rafaisée d'âme, je n'obéis qu'à
Sourde, franche de sole, et mer

Lave finie, coulant des pores
Bonjour la nuit, le ciel sept à deux
J'en ai débattu des cerveaux cons
Lents d'harmonie partout
Mon chagrin couché d'évaporation
S'estime de couleur chapeautée

Elle me désobéit
Elle se permet l'os
Je lui touche l'impalpable
Elle me déçoit
Elle se complaît l'as hélas
Je lui fournis le plafond d'abandon
Un trou de plus à n'y voir rien

quand je dis que je ne me force plus à écrire ...
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# Posté le mardi 06 novembre 2007 20:54

Vide

(MOI:)J'ai le coeur sombre et vide. Où pourrais-je me défouler? Ma vie n'avance à rien, ma vie ne sert à rien. Je me justifie sans cesse par un idéal utopique. L'amour? Foutaise. Le succès? Vanité. L'amitié? Trop compliquée. Qu'est-ce qui me reste?

Je voudrais revenir à la pureté, à l'innocence de mon enfance. Celle qui me protégeait de moi-même. Celle qui me faisait vivre comme dans un rêve. Mais voilà, l'homme vieillit et à celui qui réfléchit, la vérité finit toujours par lui exploser au visage. Il en reste défiguré. La vie est vide de sens. La vie n'apporte rien de bon.

Je suis le propre architecte de mon malheur. J'ai eu ce désir utopique d'être heureux, de vivre sans remords. Détraqué. Folie. Utopie. Je suis l'être détestable qui rend cette existence pénible aux autres. Riez, chantez, buvez, mangez, car demain vous mourrez. Bandes d'imbéciles, à vous complaire dans vos petites crises existentielles, vous croyant intelligents. Tout n'est qu'inepties! Rentrez chez vous philosophes, rentrez chez vous politiciens! Rentrez chez vous humains! Car demain vous mourrez et il ne restera que souffrance et vide.

(Le JUGE:)L'Univers vous rejète, êtres rebels et sans intelligence. Elle est fatiguée de vous entendre murmurer contre elle alors que vous êtes les seuls responsables de votre malheur. Vous serez détruits, jusqu'au dernier, sans que rien ne reste de vous. Et on se promènera heureux de ce que cette erreur aura été effacée. Personne ne vous regrettera, au contraire. Notre honte disparaîtra. Et vous finirez par disparaître. Nul n'existera, non plus le souvenir. Votre existence aura été éphémère.

(Le CRÉATEUR:) Petits êtres humains faibles. Je peux vous anéantir par ma seule parole. Par ma seule pensée. Et vous, vous continuez à me rejeter, à me mettre de côté. Vous voulez être vos propres Dieux et lorsque vous subissez les conséquences de votre choix, vous venez me crier à l'injustice, vous venez m'insulter et me repprochez ces conséquences. Me prenez-vous donc pour un imbécile? Qu'est-ce que justice sinon ce qui m'appartient? Je suis la justice et vous êtes l'injustice. Vous avez choisi de vivre ainsi. Soit, j'ai choisi de garder seulement un reste de vous. Injustice? Non, car si l'injuste crie à l'injustice, personne ne l'écoutera et elle sera rendu néant. Du reste, je vous laisse vous perdre dans vos raisonnements absurdes et insipides. Discourez, faites des débâts, divertissez-vous, créez vos lois, débauchez-vous, ayez du plaisir, mais subissez les conséquences de ce choix qui est vôtre.

(MOI:)Vous êtes tous pareils, à vous cacher dans la peur de l'autre, dans la peur de vous même. À chercher l'inutile, la supériorité. Hypocrites, ne vous rendez-vous donc pas compte que le mal existe par votre faute? J'aimerais m'élever, oublier, partir d'ici loin, là où j'existerais de moi-même, là où je pourrais finalement trouver le calme et la paix.

J'ai eu la douce innocence de croire en l'amour. Quelle imbécilité ce fut. L'amour que je cherche est pure utopie ou ne s'accomplit que dans la mort. Ce n'est plus qu'un rêve lointain, flou.

Je décide d'abandonner de moi-même et je finirai par sourire.
Vide

# Posté le mardi 06 novembre 2007 20:43