Moi au piano 2

Petit jam en fa et do mineur. Totale improvisation encore une fois.

# Posté le mercredi 28 novembre 2007 06:06

Prière

Je ne sais pas si ça a sa place ici mais c'est une prière à Dieu que je viens de retrouver que j'avais écrite dans une période plutôt triste. Un cri de mon âme.

J'ai le mal de l'âme
Une peine insondable
Une once de péché destructeur
Et c'en est fini de moi
Viens-moi en aide
Contre ce mal qui me trouble
Contre les vagues féroces de la tentation
Qui me brisent en morceaux
Telle une épave depuis longtemps abandonnée
Réparateur de l'âme
Réparateur des c½urs
Force du faible
Fort dans sa faiblesse
Viens-moi en aide
Et laisse-moi contempler une infime partie de ta puissance
Débarrasse-moi de ma peine
Accorde-moi ta puissance régénératrice
Pour que je ne me détruise pas moi-même
Pour que je puisse te louer encore et toujours librement

Viens-moi en aide
Toi qui depuis toujours supporte notre insignifiance
Viens-moi en aide d'une parole
Car seul je ne suis rien
Viens-moi en aide
Pour combattre à ma place
Pour me sauver de mon tourment
Pour me libérer de ma nature
Pour que je puisse pleinement accomplir ta volonté
Ne daigne pas me regarder
Seule ta parole entendue au loin
Est suffisante pour le pire des pécheurs
Ne souille plus ton intérêt suprême
Pour une petite créature sans importance
Mais prête-moi ta force
Pour que je sois digne de te louer
Pour que je sois digne d'être à tes côtés

Ne laisse pas mon c½ur troublé
Je te supplie de changer mon corps
Permets-moi de te rechercher encore plus
Permets-moi de te louer pour ta grandeur
Permets-moi de développer ce que tu m'as donné
Permets-moi de ne pas sombrer dans les flots de la paresse
Je te supplie de tout c½ur de ne pas l'endurcir
Ou si je ne peux avoir le privilège de vivre avec toi pour l'éternité
Permets-moi de disparaître pour toujours
Car je ne trouve point plaisir à mon existence
Car si tel est le cas
Ma vie est inutile et vide de sens
Un éclair de douleur dans l'espace
Un bref instant de vie pitoyable

Sans toi, je ne suis rien
Permets-moi de te connaître encore plus
Permets-moi d'être à tes côtés
De pouvoir contempler ta puissance et ta gloire
Efface mes pensées trompeuses
Ces pensées qui détruisent peu à peu mon âme
Pardonne-moi ma faute
Toi seul peux le faire
Car il faut une bonté parfaite pour aimer un être aussi méprisable

# Posté le dimanche 25 novembre 2007 12:40

Poésie douteuse

Un jour, je rencontrai une jeune demoiselle.
Elle s'amusait dans le bois,
Elle jouait avec les hirondelles.
Je m'approchai et lui dit : « Attention à toi!
Tu ne voudrais pas te faire piquer! »
« Madame, pourquoi gaspiller votre bonté?
Je ne vous ai rien demandé! »
Me répondit-elle gentiment.
« C'est que mon travail était tellement exigeant
Que j'ai décidé de me transformer en humaine. »
Continua-t-elle le sourire aux lèvres.
« Et crois-tu que je ne doives pas aussi m'activer
Pour rendre mes repas moins mièvres?
Et crois-tu que je ne sois point agacé
De cette malédiction perfide? »
Lui dis-je pour briser le vide
« Hé bien alors, transformez-vous en hirondelle
Et nous serons tous deux plus heureux »
Rétorqua-t-elle.
Je pus alors caresser les cieux
De mes longues ailes
Et nous fûmes tous deux
Effectivement de cette terre les plus belles.
Poésie douteuse
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# Posté le vendredi 16 novembre 2007 13:59

Ça devient lourd

Je me cherche constamment l'autre
Dans l'espoir d'espérer
À rien
Je m'évapore sans cesse
De regrets pénibles
De déceptions puériles

J'approuve l'ignorance questionnée
D'être crédule de concepts sains
Néant
Je chute de réflexe dans l'entièreté
D'oublis inatteignables
De lourdeur tortueuse d'être

Par delà redondance
Et fin amère
Éternelle ivresse

# Posté le samedi 10 novembre 2007 15:02

Moi j'aime

J'aime la vie à vivre, la vie future dans le temps passé ou s'en va les esprits. Elle a viré sur le coup du dernier car le premier n'y pouvait pas l'accès, n'y pouvait rien.

J'aime l'orgueil qui pousse l'être à agir, l'esprit à courir... et l'âme? Il trotte à l'arrière dans un tourment, entouré, pâte molle et friable dont l'information et la désinformation fait son jeu. Accommodement, c'est raisonnable. Oui car tout l'est, tout, oui tout est laid.

J'aime la cruauté de l'âme empêtrée dans son doute, mortifiée de peur, éclaboussée ici et là par l'amertume. De son bateau ailé, elle vole vers sa perte, descente infernale et entraînante. Les moutons accourent.

J'aime le loup cruel et perfide, cherchant le mal et la mort, frappant les mots du regard halluciné de la masse. Il ne dort jamais, toujours affûté comme une hache qui fend les crânes, qui écrase la parole et l'expression.

J'aime la petite ballerine perdue sans fleur que je trouve, attention de ne pas te mordre, la vie est dure. Un espace de souffle brillant, éclaté de sang éclatant. Voilà et c'est tout et c'est rien. Une petite danse d'adieu, une petite danse de bienvenue, histoire de l'humanité.

J'aime l'arme tranchante qui coupe les fils de vision. Le cerveau n'a pas de reste, il ne peut plus se le permettre. Elle se croit maîtresse d'elle-même mais l'escrimeur se rit d'elle en lui cachant sa présence. Quelle amère découverte de se savoir dépendant en ayant vécu pensivement, indépendant, évasion sans prétention.

Tout concourt à la sourdine musicale qu'est l'ami du vide et du néant, le silence.
Moi j'aime

# Posté le samedi 10 novembre 2007 01:03